Comment garantir une alimentation accessible, durable et équitable pour toutes et tous ?
C’est autour de cette réflexion que la cohorte de la Green Academy 2026 s’est réunie ce mardi 9 juin 2026 à la Fondation Heinrich Böll pour le quatrième module consacré aux systèmes alimentaires et à la justice sociale.
Cette journée avait pour objectif de renforcer les capacités analytiques et méthodologiques des académicien·ne·s afin de mieux comprendre les dimensions sociales, territoriales et politiques des systèmes alimentaires urbains. À travers l’analyse critique de données empiriques et la préparation d’enquêtes communautaires, les participant·e·s ont été amené·e·s à interroger les mécanismes qui influencent l’accès à l’alimentation et les inégalités qui persistent au sein des territoires.
La journée a débuté par une session introductive sur les inégalités alimentaires urbaines et la justice sociale, animée par Madame Sokhna Mbossé Seck, chargée de projet à la Fondation Heinrich Böll. Les échanges ont permis de mettre en lumière les disparités d’accès à une alimentation saine et de qualité, ainsi que les enjeux de justice sociale qui traversent les systèmes alimentaires contemporains.
Les participant·e·s ont ensuite pris part à une session consacrée aux données empiriques, animée par Madame Adja Ndoumbé Sène, référente Afrique de l’Ouest des systèmes alimentaires au GRDR. Cette séquence a permis d’explorer les fondements des études empiriques, leurs différentes typologies, leurs méthodologies ainsi que leurs limites. S’appuyant sur une étude de la Fondation Heinrich Böll portant sur la souveraineté alimentaire dans les zones urbaines et périurbaines, les académicien·ne·s ont exercé leur esprit critique à travers l’analyse et l’interprétation des données produites.
La dernière session de la journée a porté sur la gouvernance alimentaire et les politiques publiques. Toujours animée par Madame Adja Ndoumbé Sène, elle a permis aux participant·e·s de mieux comprendre les mécanismes de gouvernance qui façonnent les systèmes alimentaires, d’analyser les politiques publiques au Sénégal et d’identifier des pistes d’action à l’échelle des territoires.

Alternant apports théoriques et exercices pratiques, chaque session a été ponctuée de travaux de groupe, d’études de cas et de temps de restitution. Originaires de différentes régions du Sénégal, les académicien·ne·s ont partagé les réalités de leurs territoires, confronté leurs expériences et débattu des défis auxquels font face leurs communautés. Ces échanges riches et parfois contradictoires ont nourri une réflexion collective sur les solutions à construire pour rendre les systèmes alimentaires justes et résilients.
La journée s’est conclue par un atelier pratique consacré à la préparation des enquêtes communautaires. Répartis en groupes, les participant·e·s ont co-construit les outils méthodologiques qui guideront leur travail de terrain dans les prochaines semaines.
À travers ce module, les académicien·ne·s ont renforcé leur compréhension des défis alimentaires auxquels sont confrontées les populations sénégalaises, mais également des leviers d’action susceptibles de favoriser une transition vers des systèmes alimentaires durables et équitables. Dans les mois à venir, ils quitteront les salles de formation pour aller à la rencontre des communautés, recueillir des données de terrain et documenter les réalités vécues dans leurs territoires. Une étape décisive qui leur permettra de transformer les apprentissages en actions tangibles au service d’une alimentation plus juste pour la population senegalaise.
